Rudy Baeten  Né le 26 octobre 1957 à Zottegem Formation artistique Académie St Luc à Bruxelles « L’artiste est l’intermédiaire entre sa fantaisie et le reste du monde » (Frederico Fellini) Rudy a grandi dans la petite localité tranquille et champêtre de Ressegem, une commune faisant partie de l’entité d’Herzele. Il était fasciné par les éléments de la nature sous toutes leurs facettes. Inspiré par son environnement et les choses simples qui l’entouraient, il réalisa à l’âge de 14 ans son premier tableau.Depuis lors, il n’a plus déposé le pinceau car là où les mots lui manquaient pour s’exprimer la peinture prit la place et ceci ne le lâcha plus. A partir de 1979, il participa à des expositions collectives en Belgique et en France et il organisa des expositions individuelles. En 1992, il fut engagé par un exploitant de galerie français avec qui il resta pendant cinq ans et il a exposé à différents endroits. Pendant cette période il peignit des œuvres réalistes. Les natures mortes de style classique ont été déposées sur le tableau de manière nostalgique. Les bouquets font preuve d’une patience inspirée. Les couleurs profondes, chaleureuses sont attractives et joyeuses, en harmonie avec la beauté simple. Les paysages de Normandie inspirent également le repos et surtout la sérénité. Depuis 1998, il se sentit attiré vers le surréalisme. Dans ce cadre, il cherchait un visage à ce qui n’a pas de visage. Ses travaux décrivent des situations irréelles et inattendues, dans un monde devenu silencieux, qui sont caractérisées par la mystique. Il crée une sphère qui se réfère à des émotions fortes, désir et menace. Dans d’autres cas, le ton léger domine comme ce clown avec lequel dans certaines œuvres il dépasse la réalité et regarde la vie comme un spectateur. Dans toutes ses visions peintes il utilise la fantaisie et la poésie de sorte que le symbolisme permet de regarder dans le subconscient. A cette occasion, il fait un usage habile d’éléments inattendus mais reconnaissables qui, à première vue, n’ont rien ou à tout le moins peu de rapports les uns avec les autres mais qui, avec un subtil renvoi, stimulent la créativité du spectateur. Si l’art de la peinture traversa sa vie comme un fil rouge c’est surtout sa diversité qui est remarquable. En 2000, il se lança dans la sculpture. La technique lui fut enseignée par les artistes Adriaan Seelen et Dominique D’Haese. Pour la céramique, il fut l’élève de Marnic De Lange. Il espère aussi continuer pendant de nombreuses années dans cette discipline. Quoi qu’il en soit, Rudy réussit à faire réfléchir son public et à faire trouver à chacun son interprétation toute personnelle d’une œuvre. Il les incite à regarder, à observer et à regarder encore une fois pour, enfin, laisser libre cours à leur imagination, s’étonner et même sourire. Citons ici un article écrit par un critique artistique français dans « Paris Normandie », le 30 mars 1992 Rudy Baeten : á la manière des Flamands… Un soleil pâle des matins d’hiver qui perce les brumes, un silence qui baigne les grands espaces, la nature dans ce qu’elle a de plus apaisant, telles sont les « tonalités » des œuvres de Rudy Baeten, de nationalité belge, qui fidèle aux formes visibles ,est un peintre qui aime les paysages vrais et les natures mortes appliquées.Toutes ses œuvres témoignent de sa filiation avec les maîtres flamands.Fuyant le bruit et le tumulte des centres urbains, c’est au bord de l’étang ou dans la cour d’une ferme, qu’il plante son chevalet pour y décrire la « Vieille laiterie », y surprendre les rêveries d’un pêcheur solitaire ou croiser un troupeau de moutons regagnant sa bergerie. Chaque composition de Baeten est l’évocation d’une tranche de vie du monde rural.Sa manière est très conventionnelle, son œil statique, sa main besogneuse.Ses ciel sont délavés, ses horizons bas, ses neiges ont la blancheur qui convient. L’observation minutieuse des fleurs lui fournit l’occasion de les figer sur la toile, tel un botaniste mâtinè d’un naïviste.Tout cela est simple anecdotique, classiquement composé. Ça ne « dérange » pas, ça apaise !. PEYJAC.